Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 00:50
Helena-Iverno 4254... imminente de la présence de la danse contemporaines au Maroc. Le sol de Marrakech va s'ouvrir sous les premiers pas des danseurs et chorégraphes venus pour porter cet instant. Ainsi au coeur des préparations chacun affirme sa volonté de poursuivre cette poétique du mouvement bien que le festival se retrouve orphelin de ses soutiens et partenaires financiers. Rien ne résistera à cette marche qui désire soulever le plomb de la résignation, de la lâcheté, et de l'incurie du monde., Car c'est de Marrakech que le monde va danser.

Durée : 40mn - Revue Radiophonique A Bout de Souffle  - Myriam Pruvot - Image : Café des épices
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 20:08
OnMarche 12-1-2010En dépit de l’intérêt et de la curiosité des scènes internationales envers la danse contemporaine du Maroc. En dépit d’importantes tournées d’artistes chorégraphes marocains à l’international (Afrique, Amérique Latine, Europe …), Nous observons la suppression du peu de moyens qui étaient jusque là octroyé à la danse contemporaine. Nous observons l’absence de soutien à cette danse d’aujourd’hui, , son non suivie, sa non reconnaissance des artistes chorégraphes d’une manière générale. Soulignons qu’il n y a toujours pas, ni de lieu, ni d’aide à la création, à la diffusion, à la formation … !!! Oui ! La compagnie Anania continuera à se battre contre vents et marée pour développer, partager et faire briller l’image de la création chorégraphique d’un Maroc contemporain, une voix chez elle et à l’étranger.
« On Marche.. » continuera ses pas, et restera un temps fort, ouvert sur le monde et proposera une programmation nationale et internationale allant à rencontre de tous les publics. Seront à découvrir, des spectacles, performances, table ronde, expositions et projections de films à travers différents lieux dans la ville de Marrakech. Emmenons la danse d’ici et d’ailleurs là maintenant ici, là ou on ne l’imagine pas, une danse d’aujourd’hui, créative, et faite de jeunes espoirs et pourquoi pas d’utopies. La place à une jeune génération de créateurs sera à découvrir à travers la « Plateforme Premiers Pas », un temps où ils pourront s’exprimer librement et expérimenter leurs premières créations. Nous remercions sincèrement la solidarité de tous les artistes, organismes, journalistes, partenaires . Sans oublier les publics qui nous ont fait confiance et continue à nous faire confiance.
Taoufiq Izeddiou, Directeur du festival
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 09:44
vlcsnap-7742283Du 23 au 30 janvier a lieu à Marrakech la cinquième édition du Festival International de Danse, "On Marche". Sur ce blog, se tiendra un journal quotidien sur les choses vues et aperçues.

Depuis cinq ans, au Maroc, "On Marche" tente d'impulser un rythme encore inaudible, recherche un élan pour la danse contemporaine, un creux dans lequel la danse pourrait se loger, et dans lequel se glisseraient les artistes marocains et le public.

Toujours précaire, la marche louvoie la chute, elle l'invente, l'appelle, et y échappe ; un écart. Dans cet écart la chute est à la fois suspendu, probable et imminente. Son évitement nécessite une poussée de l'arrière vers l'avant : un élan, une énergie.
L'enjeu aujourd'hui d'un tel festival au Maroc est de trouver l'énergie durable qui maintiendrait le rythme aussi lent sois t-il. Distance à parcourir, déjà parcouru, encore à parcourir. Aussi chaque année le festival s'ouvre sur une Marche dans la ville. Volonté de vie, menace sur ce qui pourrait l'empêcher. Chacun peut la rejoindre ou la soutenir du regard.

Susan Buirge : "Pas de sol, pas d'appui, pas d'appui, pas de danse."
La marche, se révèle alors comme l'épreuve du sol, la conquête d'un horizon pour le regard. La poussée viendrait de l'avant, de l'inconnu, des espaces non encore parcouru ; "l'invitation au voyage".

Ce blog nous le voulons ouvert à tous les regards, (écrit, image, son, vidéo ). Un lieu dans lequel se glisserait le spectateur. Chacun est invité à y participer, par l'imaginaire poétique, l'analyse critique, le simple témoignage. Nous vous invitons à vous saisir de l'espace des commentaires, pour apporter votre contribution.
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 01:09
"le son nous envahit, nous pousse, nous entraîne, nous traverse. Il quitte la terre, mais aussi bien pour nous faire tomber dans un trou noir que pour nous ouvrir à un cosmos..."
Enfin. Ils marchent. La musique vient battre les corps et la terre. Il n'est pas encore venu, le temps d'être emporté. Il faut porter. d'abord. son poids. Ils, ce sont les invités du festival. [Ils avancent, ils s'arrêtent, ils reculent, ils se regroupent par deux ou trois, ils se couchent au sol, ils se dispersent, ils se recomposent ailleurs, autrement,]
Il leurs faudra parvenir jusqu'à l'entrée du théâtre. Un parcours dont la durée est de 100 mètres et dont la mesure est de 30 minutes. La pression atmosphérique est maintenant modulée par cette musique, et il leurs faut résister à cette poussée.
[Je remarque, impossible de distinguer le passant d'un spectateur.] Puis 400 personnes s'ajoutent à l'intensité sonore, aux poids des corps. A ce moment, ils ignorent le chemin, le sens de leur marche. Car ici, rejoindre un théâtre, c'est le faire avec les forces de l'art, c'est déjà mon enfant, ma soeur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble!
Ils y sont arrivés, beaucoup y sont arrivés. Maintenant ils sont dans le hall. Ce n'est pas la fin, c'est encore un point de basculement. Et ceux qui jusqu'à ce point avaient résisté aux puissances sonores, y plongent de tout leur corps.
Ainsi ils vont au théatre. Dépouillés d'une pression sédentaire et plein d'une énergie nomade, "on marche" appelle tout un peuple à venir là où tout est calme, luxe et volupté
[J'ai vu des corps libres entrer dans le théâtre. Le spectacle s'était joué avant lui, la danse avait déjà eu lieu.
"Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons!"

Réalisation : Revue Radiophonique A Bout de souffle
Par on marche administration - Publié dans : On marche 4° édition
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 14:45


Réalisation : Fabien Delisle
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 13:15
Marrakech
"Tout va bien
La radio diffuse au début de chaque heure
les battements du grand coeur
Les murs ne souffrent pas
d'une maladie des poumons
On peut - en y mettant du sien -
nettoyer les rues des traces de larmes
Le ciel n'a besoin que de retouches
et de quelques photos récentes d'anges
Même ceux qui sont morts à cause de vous vous pardonnerons lors d'une fête magnifique."

A. Barakat
Un document sonore de 28 mn en compagnie de Taoufiq Izeddiou, directeur artistique du festival et du Directeur Régional des Affaires Culturelles de Marrakech. 4° édition du festival
Textes de A. Barakat, M. Bennis et A. Khatibi
Réalisation : Revue radiophonique A Bout de Souffle
Par on marche administration - Publié dans : On marche 4° édition
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 13:01

Un panorama de 25 mn à Marrakech, porte Doukala de la médina, en attendant le solo chorégraphique de Raphaël Dupin, "10e mn corner". Captation lors de la 4° édition du festival de danse "On Marche"
Réalisation : Revue radiophonique A Bout de Souffle


10°mn corner, rencontre avec Raphaël Dupin

entretien Raphael Dupin.mp3

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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 21:01

Les désorientations d'Hooman Sharifi (à propos de la création God exists, the mother is present" ; Impur Cie)

"Séjour où des corps vont cherchant chacun son dépeupleur. Assez vaste pour permettre de chercher en vain."

Où se lève le soleil ? Que veut-dire l'art égal de la politique ? décor nu, pas de décor. suite à des problèmes techniques, le spectacle sera joué sans décor

 Lumière, son minimum, c'est-à-dire, ce qu'il a été possible de mettre en lumière. Soit : juste de la lumière, diminuée. danseur : quatre danseurs. 4 danseurs pour Dieu est présent...

Nous sommes encore au théâtre de Dar Attafaka. Le soir. Nous sommes aussi 200.

suite à des problèmes techniques, le spectacle sera joué sans décor donc, le texte ne sera plus projeté sur les corps, ni dans l'espace. Il nous parvient "Toute politique est une lutte pour le pouvoir" , l'art l'égal de la politique.

Rappelle moi où se lève le soleil? Il nous parvient sur des feuillets.

Au commencement. Elle. elle ne marche pas. Elle. elle est comme prise dans le sol. Le pied dans un piège fracture le pas. Elle. elle gesticule. Toute empêtrée qu'elle est dans le sol.

Une pièce qui nous réveille d'un coup de poing sur le crâne. Bang! Au début personne ne faisait de bruit, les bouches s'ouvraient mais rien. Et puis soudain..."Qui fera l'histoire des larmes ? Dans quelles sociétés, dans quels temps a-t-on pleuré ? Pourquoi la sensibilité est-elle à un certain moment détournée en sensiblerie ?"  

suite à des problèmes techniques, Dieu existe, la mère est présente mais ils ne s'inquiètent plus et puis soudain les cris jaillissent. Mais qu'ont-ils donc, à courir ainsi, dans tous les sens? Où mène le pas? Vers une même désorientation. Regarde celui-là que la victoire élève, et celui-ci qui s'écroule. Mais que cherchent-ils? "le pouvoir dans sa forme ultime, c'est la violence". Mais que cherchent-ils? "le pouvoir dans sa forme ultime, c'est la violence". Ils font des pas de géants, parcourent le plateau avec des bottes de sept lieues, des pas de géants qui retombent, lourds, ils font beaucoup de bruit avec ces pas. Ils font de grands pas, et tournent en rond, et tournent en rond parce que Je ne suis pas détruit, mais abandonné.

Ceci n'est pas LA FIN, mais le début du reste de ma vie sans ma Mère ou mon Dieu.

Gestes : vois comme cette main ne connais que le geste de l'assassin, c'est tout un peuple qu'on assassine. Et celui-là le corps plié, et encore celui-ci le corps abaissé, accroupi presque, mimant le geste de celui qui tire. C'est le poids des armes qui fait plier les corps.

suite à des problèmes ils tournent en rond, assassinent, tombent, hurlent ou restent en deça du cris suite à des problèmes techniques "Tous contre un, telle est la forme extrême du pouvoir, alors que celle de la violence est un contre tous" Les corps se touchent-ils? Quatre danseurs sur un plateau. Les corps se rencontrent-ils? Non. Oui. Non. Alors ils sont seuls. Plateau vide, musique. Plus douce. Rock pop peut-être. Jusque là absence de contact des corps. Tenir debout est une lutte, maintenir une verticalité est un effort, quelque chose du sol, semble les faire tanguer. Une forte pression. "le maître tient la tête du disciple sous l'eau, longtemps, longtemps ; peu à peu les bulles se raréfient ; au dernier moment, le maître sort le disciple, le ranime : quand tu auras désiré la vérité comme tu as désiré l'air, alors tu sauras ce qu'elle est"

L'un est sous une Bourkha noir. Là commence un jeu intérieur / extérieur. Image d'un cadavre recouvert d'un tissu noir. Penser le cri de Munch ; le cri manque. Imaginer un moulin en action sans frottement de ses ailes à l'air. Quelque chose manque n'est-ce pas ?

Ceci (n')est (pas) la fin

Les quartre danseurs viennent à nous en avant scène, comme pour nous saluer - Applaudissement - Le spectacle est terminé. Non, le spectacle n'est pas terminé. Ils nous ont fait croire que c'était fini, ils ont fait semblant. Nous sommes au théâtre, il y a des danseur. Par trois fois Ceci n'est pas LA FIN mais le début...

Au loin une phrase s'énonce, inaudible, sans souffle. Aucun son ne nous parvient, uniquement des frappes au sol. Un son de basse du compositeur Norvégien Alog, se répend dans l'espace, l'envahit, le contracte.

suite à des problèmes techniques Ceci n'est pas LA FIN

"Je l'ai vu accroupi dans le soleil, comme une arche, un amas séparé, incrusté dans la terre. Par moments, il perdait son immobilité, et devenait une forme rigide et brusque. Ses mouvements n'avaient aucune tenue, et pourtant je les devinais pleins de précision, d'une habileté fantastique. J'ai mis du temps à comprendre ses gestes."

Au sol vêtement noir éparpillé. Symbole du corps déchiré par une explosion. Quelle est le bruit de la limite, de la frontière, du frottement des bords. Du bord, à partir de lui, comment ouvrir l'espace et s'y répandre ? Il n'y a pas un lieu qui n'en contienne un autre. L'occident invente l'orient et se faisant s'invente.

 

Propositions de Jean-Luc Nancy

Proposition1 : "Nous n'occupons pas le point d'origine d'une perspective, ni le point surplomblant d'une axiomètrie, mais nous touchons de tous côtés, notre regard touche de tous côté à ses limites, c'est-à-dire à la fois, indistinctement et indécidablement, à la finitude ainsi exposée de l'univers et à l'infinie intangibilité du bord externe de la limite" "la limite illimite le passage à la limite"

proposition2 : "Tout le sens c'est au moins l'unité inassignable du sens sentant et du sens directionnel. Cette unité est elle-même une signifiance, une possibilité de faire sens - et par exemple, de faire ce sens de la marche du monde où un Orient fut présuposé senti, perçu, arraisonné, fût-ce sous les espèces d'un mystère. Il n'y a plus de mystère de l'Orient, et c'est ce qui donne leur chance à toutes sortes d'orients inédits, qu'ils viennent de l'orientextrême ou moyen, ou du sud, ou du coeur mis à nu de l'occident lui-même"

proposition3 : "Pour s'orienter dans le monde aussi bien que pour " orienter le monde", il faut d'abord y être. Tout de même que, pour s'orienter dans le sens ou pour donner sens à un orient, il faut d'abord être dans le sens - et pour donner du sens ou des sens au mot "sens", il faut être dans la signifiance des mots".

hooman Sharifi, entretien.mp3

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